Cette semaine, je vais commenter et approfondir la réflexion de milliewmmwang à propos du film d’animation Ratatouille. Cette dernière ouvre une interrogation importante à propos de la société, mais je pense qu’il est possible de pousser cette idée encore plus loin.
Dans le film, l’animal principalement montré, le rat, agit exactement comme un être humain. À la base, ses amis et lui savent parler, mais en plus, le rat principal, Remy, a une passion: la cuisine, chose que l’on ne voit habituellement que chez les êtres humains.
Je crois qu’au fond, ce n’est pas qu’une question d’accomplissement de rêve comme parlait milliewmmwang, mais plus profondément une réflexion par rapport au statut que les humains se donnent eux-mêmes. Je m’explique. Dans la société que l’on connait, les rats et tous les autres animaux sont perçus comme inférieurs à l’être humain. Le film, à travers une délicate trame narrative familiale, dénonce en quelque sorte la bêtise humaine. En passant par un animal qui, normalement, ne se préoccuperait que de sa survie, on montre le caractère présomptueux de l’humain en empruntant ses caractéristiques pour les transmettre au personnage du rat. Un rat rêveur, ambitieux, passionné de cuisine. Le hic; un rat ne peut pas se trouver dans une cuisine, car l’humain ne se gênerait pas pour l’exterminer. D’où ma question: l’importance de l’être humain n’est-elle pas factice?
Je ne suis ni sauveteuse d’animaux, ni végétarienne, mais je me pose souvent des questions par rapport à cela. Je ne demande pas non plus aux cuisines d’ouvrir leurs portes aux rats. Par contre, je pense qu’il est parfois (même souvent) important de se remettre en question en tant qu’être humain.
Au fondement de la vie, chaque être, humain ou non, vient de la même place. Nous nous forgeons nous-même une importance qui, selon certains, ne peut être réfutée. La société, elle, nous encourage dans ce sens. Un tigre mange un humain: on doit l’euthanasier, un humain mange un bœuf?? Quoi de plus normal! La société nous dicte ce qui est bon ou mauvais et nous, pauvres bêtes sans défenses, écoutons à la lettre ses recommandations. Soit dit en passant, la société, c’est aussi nous. Ensemble, nous formons cette dite société contrôlante. On s’invente des idéaux et on les pourchasse finalement bien seul…